Surtout, il faut lui botter le derrière !
Étrange journée, ce matin le quotidien La Presse annonce que M. Duceppe était surpris et refroidi par l’accueil glacial que lui ont réservé les députés péquistes, à midi il annonce qu’il sera de la course.
J’ai tout de suite été saisi d’une nausée profonde car je croyais que cettte annonce voulait dire que Mme. Marois ne serait pas de la course, ce qui aurait sûrement assuré la chefferie au messie d’Ottawa. Heureusement, ma panique a, peu après, été soulagée par l’annonce de Mme. Marois.
J’attends de voir qui d’autre sera de la course avant d’arrêter mon choix, mais il est cerrtain que ce ne sera pas Duceppe. En fait quel que soit le candidat ou la candidate que vous appuierez à la fin, assurez-vous de traiter M. Duceppe comme le Bloc voudrait qu’il traite le PQ et bottez lui le derrière !

Je ne crois vraiment pas que Duceppe est le messie et je n’appuie encore personne, mais ne croyez-vous pas que le PQ aurait vraiment besoin d’un coup de pied au cul ? Ce parti est en train de s’autodétruire et je ne crois pas qu’une course à la chefferie arrangera les choses. Malheureusement, on n’a pas le choix de passer par là ! Ça passe ou ça casse.
@Emmanuel
Il est évident que le PQ a besoin d’être un peu plus discipliné, mais de là à empêcher des députés d’avoir des points de vue différenets, il y a une marge, et M. Duceppe représente ce genre d’intrasigeance et d’arrogance. D’ailleurs il en fait la preuve en se présentant à la chefferie d’un parti en sachant très bien qu’un très grand nombre de députés de ce parti ne lui sont pas favorables. Aussi, il devait rencontrer Mme. Marois demain pour qu’ils discutent, il l’a plutôt appelée au téléphone aujourd’hui pour lui faire part de sa décision,
Les origines même du PQ font en sorte que ce sera toujours un parti difficile à diriger, mais ce n’est pas en tentant de jouer les hommes forts qu’on réussirat à y mettre de l’ordre. La discipline viendra plutôt par le chemin de la rigueur intellectuelle. Il faudra éviter la tentation de balayer nos problèmes sous le tapis en attendant la venue d’un quelconque messie. Sur la place publique, il faut que tous les candidats ne parlent que d’une seule voix sur le projet de pays. Faisons nos débats de stratégie entre nous en privé et présentons nous unis devant l’élecorat.
Attention avec la croisade anti-Duceppe… On peut être contre Duceppe, mais faut faire attention de ne pas nuire au parti..
Et surtout… Marois n’est pas vraiment mieux… J’ai écrit un texte à ce sujet sur mon blogue si ça t’intéresse.
@+
Tout à fait d’accord pour plus de discipline au PQ, mais Duceppe ce n’est pas la discipline, son style de leadership frôle la dictature. H. Dufort nous a donné un bon exemple. Sa député aura été contrainte de voter contre ses convictions personnelles, une histoire triste et caractéristique de la manière de faire les choses au Bloc.
Pourquoi croyez-vous que les députés bloquistes ont fortement encouragé Gilles Duceppe à se présenter à la chefferie au PQ ? Poser la question, c’est y répondre. Pourquoi croyez-vous qu’il ait eu un accueil «glacial» des députés du PQ, M. Duceppe ? Était-ce une façon de faire miroir à sa personalité ?
Malgré tout ce qu’on peut reprocher à Gilles Duceppe, je crois qu’il faut lui reconnaître quelques qualités. Il a quand même une feuille de route impressionnante à un poste qui n’est pas toujours évident. Être chef du Bq ça ne doit pas toujours être facile, surtout pour la motivation. Et pourtant, il a performé sans arrêt. Oui il a bénéficié, pour une partie de ces 10 années à la tête du Bq, de l’aide du scandale des commandites, mais quand même. Je pense qu’on doit lui donner ce qui lui revient. Sa méthode “autoritaire” ne fonctionne quand même pas si mal.
Je serais attristé qu’on mette de côté les idées de Gilles Duceppe seulement en se basant sur des allégations controversées. Écoutons ce qu’il a à dire. “Surtout pas Duceppe”: je trouve ça précipité sans avoir vu ce qu’il a à proposer. Dans la situation où nous sommes, pourquoi ne pas laisser une petite chance aux coureurs.
@ Emmanuel
Sachez cher ami que je n’ai pas l’habitude de fonder mes opinions sur des “allégations controversées” mais sur des faits.
Quant aux idées de M. Duceppe, pouvez-vous me nommer un projet, une vision d’avenir, une loi, qui a marqué la carrière politique de M. Duceppe jusqu’ici ?
Lorsque vous réaliserez que vous ne pouvez répondre à cette question, allez voir le CV de Mme. Marois ou même de Joseph Facal.
Suite à cette recherche vous trouverez peut-être mon logo “Surtout pas Duceppe” plus attrayant, et vous êtes toujours le bienvenu si vous voulez l’afficher.
Moi j’ai énormément de respect pour Joseph Facal depuis qu’il a présenté la fameuse Loi 99 au début de 2000, vers la fin du gouvernement Bouchard. Un épisode plein de dignité, un combat difficile contre la dominance fédéral, contre le dérapage du droit constitutionnel, contre la clique à Stéphane Dion, et contre l’establishment journalistique (qui a tiré dessus à boulets rouges). Surtout, une action courageuse faite pendant l’application du plan B fédéral (et avant l’éclatement du Scandale des commandites). Que faisait le Bloc pendant ce temps-là?
J’ai redécouvert monsieur Facal en lisant ses articles récents, toujours plein se sens. Voilà un homme qui a une pensée très articulée, complexe, profondément souverainiste. Il fait partie de ces souverainistes intelligents qui, tel Jean-François Lisée, ont la tête pleine de projets et d’idées constructives.
À ce que je sache, Gilles Duceppe n’a pas publié de livre, écrit des articles de journaux ou participé à des collectifs d’étude sur les grandes stratégies souverainistes. Je ne nie pas qu’il est un homme d’action, un fin politicien et qu’il sait canaliser les talents de ses collaborateurs… mais à ce point, je préfèrerais (de loin!) que le PQ se trouve un chef qui sera en mesure de dégager de nouvelles avenues, de nous trouver de l’espace de manoeuvre.
@ H. Dufort
Je partage votre opinion positive de M. Facal. J’ai déjà exprimé que j’aurais bien apprécié le débat d’idées qu’aurait provoqué un affrontement Marois-Facal.
Cepedant, je tiens de source sûre que M. Facal ne sera pas de la course. Il appuiera plutôt Mme. Marois. Ceci dit, le côté positif est qu’une victoire de Marois ramènera sûrement ce grand penseur dans l’arène politique.
Quant à Lisée, je doute fort qu’il se lance en politique active, et je serais extêmement surpris de le voir appuyer Duceppe.
À date Mme. Marois semble être la seule candidate qui puisse rassembler les penseurs souverainistes. Il se peut qu’elle soit la seule option pour ceux qui souhaitent des nouvelles idées au PQ.
@Gandalf
Vous n’êtes pas très honnête intellecuellement quand vous me demandez de comparer les réalisations de Duceppe avec celles de Marois. Duceppe a fait une sale job à Ottawa, une sale job qui a longtemps été très bénéfique pour le mouvement souverainiste. Malheureusement, quand on est dans l’opposition, on ne peut pas vraiment proposer une vision ou encore des gros projets de lois qui garnissent bien un CV. Cependant, cette job ingrate doit quand même être faite et Duceppe l’a très bien fait pendant plus de 10 ans. Pendant que Marois garnissaient son CV, Duceppe se battait en terrain ennemi avec peu de possibilité de voir son travail reconnu. Les deux rôles étaient très importants. Les deux candidats sont très bons. Écoutons-donc ce qu’ils ont à dire. Nous avons la chance d’avoir une deuxième course en moins de 2 ans, il ne faudrait pas la transformer par notre attitude en couronnement !
@ Emmanuel
Je m’efforce de rester poli avec vous et de ne pas m’impatienter. Mais je n’accepterai surtout pas que vous remettiez en question mon honnêteté intellectuelle.
Vous avez parlé des « idées » de M. Duceppe, je vous ai simplement demandé de m’en trouver une dans toute sa carrière !!! Je ne suis pas le seul à faire état de ce vide intellectuel qu’est la carrière de M. Duceppe. Lisez les autres commentaires sur ce billet et puisque les affaires courantes dominent votre pensée lisez donc Auger et les autres analystes politiques au Devoir et à La Presse. Décidément M. Duceppe n’intéresse pas grand monde, à part ses troupes bloquistes, qui comme lui se sont bâties une carrière politique sans jamais avoir à même envisager de vivre les difficultés de gouverner ! Et lâchez moi sur les difficultés de la vie dans l’opposition. L’opposition est difficile lorsqu’on a la possibilité de former un prochain gouvernement. Il faut alors de la rigueur et du contenu, quand ce n’est pas le cas on peut se permettre de dire n’importe quoi.
Pour ce qui est de Mme. Marois, je vous cite Michel C. Auger :
«Pauline Marois apporte à cette course une expérience gouvernementale hors pair. Elle est la seule personne dans l’histoire du Québec à avoir occupé les quatre grands ministères : Finances, Santé, Éducation et Conseil du trésor. Elle connaît la machine gouvernementale mieux que quiconque. Elle a contribué à mettre sur pied certains des programmes sociaux les plus populaires comme les garderies à 5$.»
Et vous osez appelez ça «se monter un CV»?
@ Gandalf
Premièrement, je ne remets pas en doute votre honnêteté intellectuelle. Si vous lisez bien, je dis seulement que vous je vous trouve malhonnête QUAND vous tentez de comparer les réalisations de deux personnes qui ont occupé des postes tellement différents. Le reste du temps, avec ma participation à votre blogue pour preuve, j’apprécie votre contribution au débat. Je me pose seulement la question: Comment cela aurait été possible que Duceppe concrétise sa pensée politique en étant chef d’un parti d’OPPOSITION ??? Un parti créé par le mouvement souverainiste pour faire valoir l’opinion souverainiste à Ottawa. Avec les propos que vous tenez, je remarque facilement que vous avez du dédain pour le Bloc et que vous ne reconnaissez pas dans ce parti un allié pour le mouvement souverainiste. Moi aussi je le trouve de moins en moins pertinent le bloc, mais je ne nierai pas tout ce qu’il a fait pour le mouvement souverainiste. Il est triste de voir que vous mettez tous les bloquistes dans le même paquet. Ce n’est pas parce qu’il sont à Ottawa qu’ils ont des convictions moins profondes que les vôtres.
Par ailleurs, je ne remets nullement en doute les compétences de Mme Marois. Il est loin d’être dit que je ne l’appuierai pas. Seulement, dans la situation où on est, je n’ai pas la prétention de croire que le Pq peut se passer de la contribution d’un Gilles Duceppe. Que les idées se fassent entendre, ensuite je choisirai. Si c’était Duceppe qui apportait les meilleures idées, vous seriez dans une drôle de situation avec votre campagne “anybody but not Duceppe”.
Désolé de vous avoir insulté, cela n’était pas mon intention. Mais si le fait de vous écrire sur votre blogue vous demande autant de patience pour ne pas m’insulter, si vous voulez, je peux m’en priver pour les prochains temps. Tout ce que je veux c’est d’approfondir le débat au-delà des personnalités et des “ouï-dire “. Ne tentez pas de m’influencer en me disant que vous êtes plusieurs à voir dans Duceppe un vide intellectuel, je suis en mesure de juger par moi-même.
Bon je vais retourner à mes affaires courantes …
Bon…disons que dire que quequ’un n’est pas très honnête intellectuellement n’équivaut pas à remettre en doute son honnêteté intellecteuelle et tournons la page…j’accepte vos excuses.
Je n’ai pas de dédain pour tous ceux qui militent au Bloc mais je suis assez bien branché dans le mouvement souverainiste pour vous affirmer que les propos que je tiens dans mon billet «Pour le bien du parti» ne sont pas des ouïe-dire mais des faits.
Vous savez, toute discussion entre des personnes qui ne partagent pas la même opinion porte sur l’affrontement de propros visant à convaincre l’autre. Je ne crois pas qu’il soit déplacé de vous inviter à prendre connaissance des propos d’autres personnes qui partagent mon opinion.
Quant à M. Duceppe, je vous cite le propos de H. Dufort , un blogueur érudit (Conditions gagnantes),
«À ce que je sache, Gilles Duceppe n’a pas publié de livre, écrit des articles de journaux ou participé à des collectifs d’étude sur les grandes stratégies souverainistes…»
Je comprends qu’il a pu être très occupé mais ce n’est pas trop demander à quelqu’un qui aspire à être chef d’avoir au moins une pensée politique à défaut d’avoir une expérience gouvernementale.
Et ne vous en faites pas toutes les opinions sont les bienvenues ici, mais comprenez moi de réagir lorsque je me sens insulté.
Si madame Marois se constitue une équipe de stratèges respectable et leur donne de la visibilité avant l’issue de la course… je vais me rallier. Mais je ne veux plus jamais vois de chefs isolés à la tête du PQ; je veux voir une équipe, un groupe. Non seulement ça donne une image rassembleuse, mais c’est la seule manière que ce parti puisse se sortir de l’ornière. Et comme de j’ai dit plus tôt, madame Marois a une pensée assez conventionnelle pour ce qui est des stratégies souverainistes. Alors elle a absolument besoin d’un entourage solide si elle veut réformer le parti; elle doit être ouverte aux idées. Sur ce point, j’ai un certain espoir.
À moins qu’une candidature inattendue et intéressante se prépare, je crois que vais aussi songer à me rallier à Mme. Marois. Des gens de fond, Facal, Malavoy, Drainville, Charbonneau (et bientôt Curzi ) l’ont déjà fait, ce qui me laisse croire qu’elle pourra rassembler une équipe pour réformer le parti.
Je ne sais pas si j’ai raison de ressentir un peu d’optimisme pour l’avenir du PQ, mais après l’enfer que nous vivons depuis deux ans,«maudit» que ça fait du bien !!!!